Droit à l’oubli : Google a reçu 70 000 demandes en un mois Le retrait des informations suscite des craintes de censure

Google a indiqué,
aujourd’hui 3 juillet
2014 à l’AFP, avoir reçu
70 000 demandes de
droit à l’oubli depuis
le 30 mai, date à laquelle le moteur
de recherche avait lancé son
formulaire qui permet aux
internautes d’avoir recours à cette
mesure pour faire supprimer des
résultats de recherche des
informations sensibles sur eux.
Après un pic de plus de 12 000
demandes le jour du lancement de
son formulaire, Google affirme
recevoir actuellement en moyenne 1
000 requêtes par jour.
En ce qui concerne la répartition
géographique, le plus grand nombre
de demandes provient de la France
(14 086 requêtes), suivie par
l’Allemagne (12 678), le Royaume-
Uni (8 497), l’Espagne (6 176) et
l’Italie (5 934).
Le moteur de recherche a affirmé
que les actions à mener devraient
porter sur 267 550 liens. Une fois de
plus, la France est le pays pour
lequel les demandes sont les plus
nombreuses (48 000), devant
l’Allemagne (47 000), le Royaume-
Uni (34 600), l’Espagne (21 500) et
l’Italie (23 300).
Google note que chaque demande
sera traitée de façon individuelle
pour tenter de « trouver un juste
équilibre entre la protection de la
vie privée des individus et le droit
du public à accéder à ces
informations et à les diffuser. » La
firme se réserve également le droit
de rejeter une demande si elle
présente un intérêt public.
Certains demandeurs ont déjà vu les
informations incriminées être
supprimées par le moteur de
recherche. Il faut noter que la
suppression ne concerne que
l’Europe et que les informations
restent visibles dans le reste du
monde. Google, en plus d’afficher
une courte notification sur les
résultats qui ont été affectés, a
informé les médias sur le fait que
certains de leurs articles ne sont
plus référencés.
Les médias anglo-saxons qui ont été
les premiers à recevoir les
notifications de Google, font état
d’une forme de censure qui vient
nuire à la « liberté de la presse». Le
Guardian affirme avoir été alerté
pour six de ses articles, tandis qu’un
article de la BBC a eu droit au même
sort, ainsi qu’un article du Daily
Mail.
Il s’agit notamment d’articles sur
Stan O’Neal, ancien patron de la
banque Merill Lynch, responsable de
pertes colossales, ou encore ceux sur
un ancien arbitre écossais qui avait
reconnu avoir menti pour justifier un
penalty.
Le traitement des premières
demandes par Google a enflé la
polémique, et relancé les
inquiétudes sur les dérives de cette
mesure. Jimmy Wales, fondateur de
Wikipédia, a affirmé sur twitter que
« censurer Google, c’est censurer la
presse ».
Sources : AFP, The Guardian

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