Archives de juillet 2014

France : le code informatique sera enseigné en primaire dès la rentrée

Dans l’édition du 13
juillet du Journal du
Dimanche, le ministre
de l’éducation
nationale Benoît
Hamon annonce que l’enseignement
du code informatique sera proposé
de manière facultative et sur le
temps périscolaire aux élèves du
primaire dès la rentrée 2014-2015. Il
indique avoir lancé le 19 juin « un
appel aux associations pour
structurer une offre nationale ».
Le ministre estime que « les
mathématiques comme
l’informatique sont d’autres formes
de langage, qui apprennent la
logique, facilitent la manipulation de
concepts » mais surtout permettent
d’ouvrir la voie à « un monde
toujours plus connecté ». L’école «
ne peut ignorer l’importance du
numérique », explique Benoît
Hamon. Dans une interview accordée
au JDD, il avance que « la question
n’est plus de savoir s’il faut
apprendre l’informatique et son
langage, mais de savoir comment,
pour quels usages, et à quelle étape
du cursus le faire ».
Benoît Hamon, ministre de
l’éducation nationale
« Si maîtriser le français est
indispensable pour penser, formuler
un jugement, s’exprimer et
communiquer, les mathématiques
comme l’informatique sont d’autres
formes de langage, qui apprennent
la logique, facilitent la manipulation
de concepts. [L’informatique]
favorise l’interaction au sein de la
classe, stimule la participation de
tous, y compris de ceux qui restent
en retrait »a-t-il poursuivi.
Cependant, s’il faut parler
d’informatique, il faut également
évoquer les équipements. Le
ministre rappelle que 16 000 écoles
sur un total de 54 000 n’ont pas
encore d’accès à l’internet haut
débit. Raison pour laquelle il
annonce que « dès septembre, nous
relierons au haut débit par voie
hertzienne 9.000 écoles situées dans
les zones non reliées à la fibre ».
« Nous lançons par ailleurs, avec
Arnaud Montebourg, un grand
programme en faveur de la filière
industrielle française du numérique
éducatif » a-t-il rajouté en précisant
que 70 % des élèves du primaire et
de collège et 100% des enseignants
« seront équipés » à l’horizon 2020
en ordinateurs et tablettes dotés de
ressources pédagogiques
numériques.
Source : JDD

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Les gérontechnologies, technologies pour « vieux », secteur en pleine expansion

Les nouvelles technologies
destinées à un public âgé,
appelées aussi
« gérontechnologies »,
apparaissent de plus en plus sur
le marché. Destinées à rendre la
vie des aînés plus confortable, en
tenant compte de leurs difficultés,
elles sont généralement
accueillies avec enthousiasme par
les premiers concernés.
Le marché des gérontechnologies
« est un marché qui se développe
très fort », selon Jean-Baptiste Dayez,
chargé d’études chez Eneo, le
mouvement social des aînés. A
l’avenir, les seniors seront d’ailleurs
de plus en plus familiarisés avec ces
technologies.
Parmi ces nouveaux outils, outre les
escaliers électriques, les baignoires
à porte ou les téléphones à grandes
touches, apparaissent davantage des
technologies « communicantes », qui
transmettent directement des
données aux proches, comme « des
détecteurs de chute, à placer au
niveau des hanches ».
Pour Damien Van Achter, spécialiste
des nouvelles technologies, le
développement de ces outils est un
« créneau assez porteur ». « On voit
par exemple que les sociétés qui
réalisent des investissements dans
la technologie ont le souci de se
tourner vers le secteur de la santé »,
auquel de plus en plus
d’applications mobiles sont par
exemple liées, notamment à la suite
du vieillissement de la population.
Des prototypes de ces
gérontechnologies fleurissent sur le
marché, souligne-t-il, citant
notamment le compagnon digital
développé par la spin-off wallonne
CareSquare. Ce produit, un
ordinateur simplifié, assure un suivi
médical (tension, glycémie), permet
l’échange de courrier électronique
et offre des divertissements tels
que des jeux adaptés et un
explorateur internet sécurisé.
Mais pour Damien Hubaux,
directeur du Centre d’Excellence en
Technologies de l’Information et de
la Communication (CETIC), si ces
nouveaux outils et applications
suscitent l’intérêt de tous les
acteurs du secteur (maisons de
repos, médecins, mutualités), des
freins existent néanmoins à leur
expansion, principalement leur coût
de développement et prix d’achat
(un peu plus de 800 euros par
exemple pour le compagnon).
Enfin, quelques craintes naissent
aussi face à cette expansion, avance
mercredi Eneo, qui a réalisé une
étude auprès d’une vingtaine de
seniors, comme le risque de voir ces
derniers s’isoler. Les aînés
accueillent souvent « ces nouveaux
produits avec enthousiasme »,
explique Jean-Baptiste Dayez. Ils
voient notamment dans ces
technologies « le moyen de pouvoir
rester chez eux, en évitant ainsi la
maison de repos et en gardant une
certaine autonomie ». Cependant,
nuance-t-il, ces technologies posent
aussi des questions éthiques. Ainsi,
ces outils, et surtout ceux destinés à
faciliter la communication entre
différents interlocuteurs, doivent
pouvoir « garantir la confidentialité
des informations et des données »
transmises, telles que la
géolocalisation.
La question « du consentement » se
pose encore. « Le choix d’opter pour
la technologie doit rester un choix
éclairé et le plus neutre possible.
Cette question du consentement est
moins évidente pour les personnes
vulnérables », poursuit le chargé
d’études, qui craint également
qu’on abuse de ces outils quand « ce
n’est pas toujours nécessaire ».
La plus grande crainte reste
l’isolement que pourraient
engendrer les nouveaux produits,
conclut Jean-Baptiste Dayez. Il faut
donc éviter que ces
gérontechnologies, qui donnent en
effet aux seniors plus
d’indépendance, « ne mènent à la
perte de contact humain »

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Les développeurs de jQuery mettent en garde contre l’utilisation des versions « latest » en production, Elles doivent servir uniquement aux tests

jQuery : les versions
« latest » doivent servir
uniquement pour vos
tests
Risque de non-
rétrocompatibilité. Arrêt de la mise
à jour.
Les fichiers « jquery-latest.js » et
« jquery-latest.min.js » avaient pour
but de fournir un moyen simple de
télécharger la dernière version
publiée de jQuery pour faire des
tests. Les utiliser en production
risque de nuire au bon
fonctionnement de votre site web.
Pour atténuer le risque de « briser le
web », l’équipe jQuery a décidé en
2013 que les versions « latest » ne
pouvaient pas être mises à niveau
vers la branche 2.0, même si c’est
techniquement la dernière version.
Il y aurait tout simplement trop de
sites qui cesseraient de travailler
avec les anciennes versions
d’Internet Explorer, et beaucoup de
ces sites ne sont plus maintenus ou
ne peuvent plus l’être.
Aujourd’hui, même cette limitation
nous semble insuffisante pour
protéger contre une utilisation
imprudente de « latest ». Nous avons
donc décidé d’arrêter la mise à
jour , en gardant les deux fichiers
(« lastest.js » et « lastest.min.js ») à la
version 1.11.1 pour toujours.
De plus, un fichier « latest » est réglé
sur un temps de cache très court, ce
qui signifie que vous perdez le
bénéfice de l’utilisation d’un serveur
de code (CDN).
Si vous voyez un site qui utilise
« jquery-latest.js » ou « jquery-
latest.min.js », merci de leur faire
savoir qu’ils doivent changer pour
une version spécifique (numéro de
version complet).
Si vous avez besoin de la dernière
version de jQuery, voyez la page de
téléchargement ou notre serveur de
code .
Source

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Droit à l’oubli : Google a reçu 70 000 demandes en un mois Le retrait des informations suscite des craintes de censure

Google a indiqué,
aujourd’hui 3 juillet
2014 à l’AFP, avoir reçu
70 000 demandes de
droit à l’oubli depuis
le 30 mai, date à laquelle le moteur
de recherche avait lancé son
formulaire qui permet aux
internautes d’avoir recours à cette
mesure pour faire supprimer des
résultats de recherche des
informations sensibles sur eux.
Après un pic de plus de 12 000
demandes le jour du lancement de
son formulaire, Google affirme
recevoir actuellement en moyenne 1
000 requêtes par jour.
En ce qui concerne la répartition
géographique, le plus grand nombre
de demandes provient de la France
(14 086 requêtes), suivie par
l’Allemagne (12 678), le Royaume-
Uni (8 497), l’Espagne (6 176) et
l’Italie (5 934).
Le moteur de recherche a affirmé
que les actions à mener devraient
porter sur 267 550 liens. Une fois de
plus, la France est le pays pour
lequel les demandes sont les plus
nombreuses (48 000), devant
l’Allemagne (47 000), le Royaume-
Uni (34 600), l’Espagne (21 500) et
l’Italie (23 300).
Google note que chaque demande
sera traitée de façon individuelle
pour tenter de « trouver un juste
équilibre entre la protection de la
vie privée des individus et le droit
du public à accéder à ces
informations et à les diffuser. » La
firme se réserve également le droit
de rejeter une demande si elle
présente un intérêt public.
Certains demandeurs ont déjà vu les
informations incriminées être
supprimées par le moteur de
recherche. Il faut noter que la
suppression ne concerne que
l’Europe et que les informations
restent visibles dans le reste du
monde. Google, en plus d’afficher
une courte notification sur les
résultats qui ont été affectés, a
informé les médias sur le fait que
certains de leurs articles ne sont
plus référencés.
Les médias anglo-saxons qui ont été
les premiers à recevoir les
notifications de Google, font état
d’une forme de censure qui vient
nuire à la « liberté de la presse». Le
Guardian affirme avoir été alerté
pour six de ses articles, tandis qu’un
article de la BBC a eu droit au même
sort, ainsi qu’un article du Daily
Mail.
Il s’agit notamment d’articles sur
Stan O’Neal, ancien patron de la
banque Merill Lynch, responsable de
pertes colossales, ou encore ceux sur
un ancien arbitre écossais qui avait
reconnu avoir menti pour justifier un
penalty.
Le traitement des premières
demandes par Google a enflé la
polémique, et relancé les
inquiétudes sur les dérives de cette
mesure. Jimmy Wales, fondateur de
Wikipédia, a affirmé sur twitter que
« censurer Google, c’est censurer la
presse ».
Sources : AFP, The Guardian

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